
Le roi au masque d'or
“Pourquoi cette universelle destruction ? Leurs têtes, qui battaient intérieurement dans l’air surchauffé, étaient pleines de cette question multipliée. Ils ne savaient pas. Ils étaient inconscients des fautes. La vie les étreignait ; ils vivaient plus vite, tout d’un coup ; l’adolescence les saisit au milieu de l’incendie du monde.”
Considéré comme un vrai précurseur du surréalisme, Marcel Schwob est avant tout un écrivain symboliste, principalement renommé pour ses contes, nouvelles et histoires courtes.
Anatole France , dans la revue La vie littéraire, écrira au sujet de ces nouvelles et de son auteur :
« Il n’y a que M. Marcel Schwob pour écrire tout jeune des récits d’un ton si ferme, d’une marche si sûre, d’un sentiment si puissant. […] Ces nouvelles sont toutes ou rares ou curieuses, d’un sentiment étrange, avec une sorte de magie de style et d’art. Cinq ou six, […] sont en leur genre de vrais chefs-d’œuvre. » avant d’ajouter, dans le journal Le temps :
« M. Marcel Schwob est le prince de la terreur. »
